Collectif montreuillois pour une alternative à gauche en France et en Europe
[ retour ]
|
Collectifs présents : Bondy, Noisy le Grand, Drancy, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Noisy le Sec, Stains, Pierrefitte, Montreuil, Sevran, Tremblay-Villepinte-Vaujours, Montfermeil, Pantin, Saint-Denis. Soit 14 collectifs sur 34. La réunion a pour objet
Un tour de table des collectifs fait ressortir : La plupart des collectifs locaux ne se sont pas encore réunis depuis l’annonce de la réunion des 20 et 21 janvier. Les points de vue sont donc majoritairement des points de vue personnels et non pas représentatifs de l’expression récente des collectifs. La réunion départementale est un moment d’autant plus utile de remobilisation pour faire le point. Dans beaucoup de collectifs, selon l’expression qu’a utilisé l’un des participants « ça flotte ». Certains participants reviennent sur le sentiment d’amertume et de colère qui a marqué les réunions de fin d’année 2006 mais le sentiment unanime est qu’il faut continuer. La question qui domine aujourd’hui est « comment ?» La diversité des situations : certains collectifs restent composés des mêmes forces décidées à continuer ensemble (dans les villes où les sections du PCF se sont prononcées dans le vote interne pour le retrait de MGB), d’autres voient le retrait de la composante PCF, d’autres voient pour l’instant une cohabitation. Aucun des collectifs présents ne s’est rallié à la candidature MGB. Certains des participants ont signé, à titre personnel, la pétition-Bové. Aucun collectif ne s’est encore prononcé dans ce sens, l’initiative étant très récente. Les participants (et probablement les collectifs) en sont à des degrés différents d’analyse sur la suite : nécessité et possibilité de mieux structurer les collectifs ? quelle place dans la campagne présidentielle ? aller vers la constitution d’une nouvelle force politique ? quelle attitude à l’égard du PCF ? Pierre Cours-Salies apporte quelques précisions sur la réunion des 20 et 21 janvier (voir par ailleurs) mais aussi des échos du dernier collectif national. Cette réunion ne sera pas une réunion des collectifs locaux puisque la démarche est (provisoirement ?) cassée mais une réunion nationale des membres des collectifs qui s’interrogent sur la façon de poursuivre. Le propos de Pierre comprend une critique du fonctionnement du collectif national qui est resté coupé des collectifs locaux, favorisant ainsi des manœuvres de sommet. La réunion nationale de janvier pose explicitement la perspective d’une campagne législative autour de candidats « labellisés », 100 ou 150 candidats de ce type pouvant constituer la base d’un nouveau regroupement dont il faudrait définir les contours. La question de la candidature aux présidentielles reste également ouverte. La discussion générale poursuit les interrogations : A propos de la candidature Bové, quelques soient les analyses personne n’a l’intention de crisper le débat sur ce sujet dans les collectifs. Tout le monde a conscience qu’il s’agit d’une tentative de sortir de la situation « par le haut », même si le tout le monde ne partage pas l’idée que c’est une bonne façon de le faire. Donc à suivre. Concernant les présidentielles, les analyses sont tout aussi diverses. Plusieurs possibilités : conserver l’objectif « présidentielles » qui est difficile à contourner si on veut se faire entendre ensuite. Selon certains, on peut mener une campagne politique sans avoir de candidat. abandonner cet objectif (quelque soit le candidat de rechange, l’objectif « présidentielles » nous a déjà coûté assez cher) mais se concentrer sur les législatives comme première étape. renoncer pour l’instant aux aspects électoraux pour construire la démarche politique en s’appuyant sur le programme. Le débat tourne aussi autour de la question du temps qu’il nous faut pour construire « autre chose ». Selon un participant « si aujourd’hui le regroupement est tissé très lâche, il se modifie à vue d’œil ». Une éventuelle structuration d’une nouvelle force pose des questions difficiles (entre autres quels moyens financiers, quel rapport entre le national et le local) et il faut du temps pour y répondre. « On a perdu une bataille mais la guerre ne fait que démarrer » dit un autre. Mais « on n’a pas le luxe d’avoir du temps pour construire » dit l’un de ceux qui se sont prononcés pour la candidature Bové. Bilan : la discussion est incontestablement ouverte dans tous les sens du terme c'est-à-dire qu’elle existe, qu’elle est à poursuivre, à amplifier, à partager… L’un des participants insiste sur la nécessité de garder « un bon état d’esprit » entre des personnes qui ont pris des positions différentes. Cette exhortation est partagée par tous, si l’on en croit le ton général de la discussion. Il est acté que : la réunion des 20 et 21 janvier répondant visiblement à une attente, des informations complémentaires sont vivement souhaitées (parvenues entretemps). les comptes rendus des réunions de collectifs sont attendus pour diffusion générale. le prochain collectif départemental aura lieu le mardi 30 janvier, soit une semaine après la rencontre nationale, afin de permettre à tous les collectifs de se réunir… La structuration départementale a prouvé son utilité dans ce genre d’échanges et pour la circulation de l’information. La prochaine réunion départementale devra se prononcer aussi sur le renforcement de cette coordination. |
[ retour ]